vendredi 8 avril 2016

En direct du pignon.

 Dans la région de Nevers, les  meilleurs pignons sont confiés à  peintre pignoniste spécialisé , M.Mazzetta. Voici leur  histoire.

  Lundi matin : fond et contours  sont terminés . L'échafaudage, loué à un peintre en batiment est aux normes, et fait oublier la légendaire "planche en peuplier" utilisée autrefois  ( et conservée pieusement dans un coin de l'atelier).


Lundi soir: pose des éléments en alu adhésivés en atelier ....seule concession à la modernité (la sacro- sainte "charte graphique",  et aux délais de réalisation , surtout en hiver.)



   Mardi : catastrophe . Malgré la soi-disant "météo favorable" prévue par son assistante  (...et les produits supposés "anti fuite" vantés par la pub.), une forte averse  tombant sur la peinture toute fraiche ruine le travail en cours.  Un reporter, dépêché sur les lieux du drame, ne peut que constater les dégâts: des coulées bleues  très moches gâchent l'ensemble du pignon....

  Madame Mazzetta témoigne: " Ce soir là, il est rentré grognon..."



Mercredi . Beau temps . Joël Mazzetta  nous avoue" ne pas bien aimer la pluie", et  met les bouchées doubles, même pendant la pause (sacrée) de midi!



  Dans la position du tireur ( de trait ) couché.
La "virgule" mesure quand même 3 mètres 50 de long, et une finition  impeccable s'impose.


Il faut aussi s'occuper du reste du mur ..

Mercredi après midi : avant: des coulures bleues


Après.... tout est net!









    Pour réaliser le contour des lettres, le peintre  utilise  un poncif,  calque percé de petits trous sur leur contour.
  Puis avec la    poncette (sorte de tampon)  le peintre dépose une poudre noire  sur le mur à travers les trous du poncif.
 


  D'une main sûre , le pinceau fin  trace les traits.. sans jamais entrer en contact avec le morceau de bois, qui ne sert que de repère visuel..


15 minutes plus tard...





Et voilà le travail terminé!


     Merci à Joël Mazzetta pour son amabilité, et pour avoir renoncé sans contreparties financières à son droit à l'image. ( et merci à Météofrance pour les prévisions erronées sans lesquelles ce billet aurait quelque peu manqué de sel...)

Vous pouver retrouver toute la véritable histoire de J. Mazzetta, peintre pignoniste, en cliquant ici.

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