jeudi 2 octobre 2014

Cordin et Fils


  Pendant cinq décennies, Marc Cordin est boucher   à Châtel-Censoir au bord de l'Yonne. Dans sa boucherie, rien n'a changé depuis ses débuts. Sur la devanture, on peut encore lire     «Boucherie Cordin-Girardot », écrit dans le style calligraphique des années 40   (Le graphisme  cORDIN rappelle furieusement le logo ....des automobiles gORDINi) 
   Sa boutique comprend simplement ses deux billots, un petit étal pour le frais, la caisse dans un tiroir et les crochets à jambon. Plusieurs jours par semaine, Monsieur Cordin part en tournée dans son camion frigo. Il s'arrête parfois prendre un café chez des clients isolés. Quand on l'interroge  sur la rentabilité de ses tournées, il vous réplique : « Vous me parlez de rentabilité... Moi, je vous parle de fidélité. »  « A quoi sert l'argent, du moment qu'on est heureux et qu'on trouve une satisfaction dans son travail ?" philosophe parfois notre boucher...Comme un certain nombre de ses collègues de campagne,  il éleve lui-même ses boeufs et, devant des journalistes venus l'interviewer, il ajoute - tout en prenant ses bêtes à témoin - "La vie n'est qu'un passage..."
 Son fils, Paul, également boucher à Cravant, non loin de là, continue l' oeuvre de son père qui a pris sa retraite il y a quelques années .

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6 commentaires:

  1. Dixit le Larousse :

    D'une manière furieuse, avec violence, impétuosité : Attaquer furieusement.
    Littéraire. Indique l'intensité ; extrêmement, excessivement : Elle est furieusement belle.

    Sinon bel article et belle histoire.

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  2. exactement : le graphisme est intensément et extrêmement semblable au Gordini !!

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Au double sens littéraire et .... calligraphique du mot.

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  5. Nous sommes abonnés aux mots nés beaux.

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