vendredi 19 septembre 2014

Binge drinking


     Une petite virée entre Yonne et Nièvre aux alentours de Vézelay. Non, pas pour une recherche  spirituelle mais.... spiritueuse. Nous allons consacrer un peu de temps aux publicités BYRRH de tous types rencontrées sur les 35km entre Avallon et Clamecy  en parcourant  les D957 et D951, avec un petit retour sur la façon de procéder à l'époque.
  A Pontaubert, première agglomération après Avallon, cette première version  en petit  format vertical  sur un mur au ras de la route.



      Passé Vézelay ( pas de  mur peints....) le village de Chamoux , nous offre  sur la droite une version horizontale , à moitié recouverte par une ATLANTIC



Plus loin à Armes ( déjà dans la Nièvre)   une version oblique, visible de loin., et évitant la végétation .
.
La nécessité de l'oblique n'apparait pas clairement sur cet autre cliché pris plus près ( mais trop tard pour la vision de l'automobiliste)




En se retournant, on peut distinguer les restes d'une version classique






Et pour finir, sur une placette un peu à l'écart du centre ville  il faut bien lever les yeus par dessus la végétation pour apercevoir ce mur en hauter où cohabite une BYRRH et.... un petit format  pour les bières LA MEUSE en bas à droite ....


      Voici ce que m'a dit mon voisin Mazzetta, peintre ayant pignon sur rue, et  spécialiste en son temps des IGOL, sur le processus  réalisation de telles séries le long d'un axe routier.

    Dans le cadre d'un contrat du type, " vous allez vous  enfiler 10 grands Byrrh sur la Nationale entre Avallon  et  Clamecy en un minimum de temps",  la  première étape indispensable était le repérage . Même (et surtout) si l'équipe de peintres était loin de ses bases, leur patron notait  dimensions et orientation des  murs , état  et nature du support  (plus ou moins absorbant, plus ou moins adhérent) , mais aussi du sol. Il effectuait des croquis à la main  ( plus tard en s'aidant d'un Polaroïd) en décrivant  des éventuels obstacles à la vue ( auvents, poteaux , feuillages etc...).
   Puis retour à l'atelier. Là, en fonction de tous ces paramètres on sélectionnait les formats ( horizontaux, verticaux obliques , grands, petits), on préparait les maquettes et lettrages à l'aide de quadrillages, que le peintre pouvait faire valider par l'agence de publicité. En parallèle, les données collectées permettaient de prévoir la quantité adéquate de peinture et de préparer de quoi monter des échafaudages (où ce qui en tenait lieu à l'époque, avec la fameuse "planche de peuplier" ) suffisamment hauts et à peu près résistants.  Ensuite, en route ,souvent à 3 : le traceur, le fileur et le remplisseur . La méthode consistant à réaliser une partie du mur (le fond) à l'aller et à le  finir au retour (lettres et motifs) ne lui semble pas très logique, sauf sur des surface à hauteur d'homme: il aurait fallu monter et démonter les échafaudage  2 fois...pensum que les peintres préféreraient s'épargner.

3 commentaires:

  1. Super interessant, j'ai quelques photos sur le site (non mis a jour depuis plusieurs années) http://www.harster.free.fr/site/pubspeintes/b/byrrh/index.htm

    pierre veyssilier

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  2. on y retrouve effectivement certains murs dans leur état d'il y a quelques années (avec un petit coup de pouce sur la saturation des couleurs?) Une d'entre elles on un Byrrh en accent circonflexe Elle provient d'où?

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  3. Ca fait plaisir d'avoir des nouvelles du site de Dominique Harster et des ses collègues, des aînés qui ont tout notre respect !

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